Archive de l’étiquette gestion de l’eau

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Pour une régie publique de l’eau à Créteil, c’est maintenant !

Pour une régie publique de l’eau à Créteil, c’est maintenant !

Une procédure, menée par l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA), est en cours pour désigner l’entreprise qui réalisera un audit de fin de contrat de la Délégation de Service Public (DSP) de la distribution de l’eau potable à Créteil. Celle-ci arrivera à terme en décembre 2021. L’entreprise désignée devra également suivre la procédure de renouvellement de la DSP de distribution d’eau potable (sous la forme d’une concession).

L’audit doit notamment examiner les points suivants :

  • Une analyse approfondie du contrat et de tous les avenants
  • Une analyse fine des comptes d’exploitation du délégataire
  • Une analyse approfondie des recettes (la structuration des produits et leur évolution au cours du contrat
  • Une analyse approfondie des charges d’exploitation sur la durée du contrat (la structuration des charges d’exploitation et leur évolution au cours du contrat, les zones d’ombres)
  • Une analyse technique et performances du service
  • Les moyens humains et matériels affectés au contrat
  • La qualité du service à l’usager
  • Le patrimoine (un bilan patrimonial du réseau de distribution, des branchements et compteurs)
  • Les indicateurs de performance

Or, alors même que l’audit n’est pas encore réalisé, le territoire du GPSEA missionne une entreprise pour l’accompagner dans la procédure de renouvellement de la DSP de distribution d’eau potable !

Il n’est même pas envisagé la possibilité de passer en régie publique, mode de gestion alternatif et écologique qui a fait ses preuves dans de nombreuses villes telles Grenoble, Nice, Bordeaux, Rennes, Cherbourg, Briançon, Paris. D’autres villes importantes se préparent à passer en régie publique pour permettre une baisse significative des tarifs de l’eau pour les usagères et les usagers (Lyon, Bordeaux, Dijon …).

Nous avions dénoncé pendant la campagne municipale l’omerta sur le sujet, soigneusement entretenue par le maire de Créteil, Monsieur Laurent CATHALA. Aucun mot sur la fin du contrat de la DSP dans son programme et aucun débat démocratique n’a été organisé sur le sujet. Président du GPSEA, il poursuit donc sa politique d’abandon d’un bien commun au profit des intérêts de la multinationale SUEZ, ex LYONNAISE DES EAUX qui détient le marché à Créteil depuis plus de 50 ans. Celle-ci veut continuer à étendre son emprise sur les communes du GPSEA et sur ses élus.

Pourtant, la volonté agressive de VEOLIA, l’autre multinationale du secteur, d’acheter SUEZ devrait alerter sur le processus de financiarisation de l’eau, déjà devenue une marchandise depuis plusieurs années. Cette incertitude devrait conduire à remettre en cause le mode de gestion de la DSP pour ne prendre aucun risque avec un bien vital qui ne peut être soumis aux aléas des marchés financiers.

D’autant qu’il est envisagé de revendre à la découpe la branche eau de SUEZ à un fond d’investissement dénommé MERIDIAM qui n’a aucune expérience dans la gestion de l’eau. Par ailleurs, la gestion de l’eau par VEOLIA dans le cadre du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF) n’est pas plus vertueuse et de nombreuses communes envisagent leur sortie prochaine du SEDIF.

De plus, nous alertions sur les excédents constatés sur les comptes de SUEZ pour sa gestion à Créteil, qui se chiffre à 575 970 euros d’excédent en 2018 et à 531 980 d’euros en 2017. En 2019, cet excédent a augmenté de 22 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 705 580 euros ! Malheureusement, ces excédents ne permettent pas de financer des investissements pour une meilleure qualité de l’eau ou du réseau mais chaque année, ils s’évaporent dans les comptes de la maison mère et dans les dividendes de ses actionnaires !

Enfin, alors que neuf maires du Territoire Grand Orly Seine Bièvre se mobilisent pour mettre en place une régie publique de l’eau, les options sont d’autant plus ouvertes dans le Val-de-Marne.

Aussi, nous demandons que le scénario d’un passage en régie publique à Créteil soit sérieusement étudié par le territoire du GPSEA et qu’en tout état de cause, le dernier mot revienne aux habitantes et habitants de Créteil. Une expertise spécifique doit être menée sur le passage en régie publique de l’eau pour que toutes les options soient sur la table. Nous demandons à Monsieur Laurent CATHALA, maire de Créteil et président du GPSEA, de renoncer à passer en force dans l’opacité la plus totale au niveau du territoire du Grand Paris.

Nous invitons également toutes les personnes soucieuses de l’intérêt général à se rendre sur notre plateforme des « wikileaks » de la DSP de l’eau à Créteil où nous avons publié les documents concernant la gestion de l’eau depuis le début de la DSP en 2007 afin que l’expertise citoyenne nous aide dans ce combat : Les « wikileaks » de la Délégation de Service Public de l’Eau (DSP) de Créteil

L’eau n’est pas une marchandise !

Régie publique de l’eau à Créteil,

pour une gestion démocratique,

écologique et sociale, c’est maintenant !

Créteil, le 25 novembre 2020

Source de l’image de couverture : https://agir.lafranceinsoumise.fr/evenements/4a094393-920b-40b6-9acb-4cc7cd342f87/

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Pourquoi Laurent CATHALA refuse le débat sur la régie publique de l’eau ?

En 2021, la délégation de service publique avec SUEZ arrive à son terme à Créteil. C’est l’occasion pour nous de reprendre en main le système de distribution de l’eau. L’eau est un bien commun que des multinationales se sont appropriées au cours du siècle dernier en créant des dommages considérables à l’environnement. Le pillage des nappes phréatiques est généralisé par l’industrie agroalimentaire, Coca cola en premier, mais aussi par exemple par Nestlé qui surexploite la nappe de Vittel pour alimenter son usine de plastique. A Grasse, en délégation de service public avec SUEZ, les habitants ne sont plus alimentés en eau potable car par manque d’entretien du réseau, elle est contaminée par la cryptosporidiose, infection du tube digestif.

Plus de 300 villes ont recréé des régies publiques de l’eau, parmi elles Grenoble, Nice, Bordeaux, Rennes, Cherbourg, Briançon, Paris. Résultat : des économies de 15 à 30 %, des investissements écologiques et une meilleure qualité de l’eau ! Ces villes sont de tous les bords politiques. Il faut seulement que les élus aient un peu de courage politique pour s’opposer à la machine de guerre des multinationales.

Les excédents sur les comptes de SUEZ pour sa gestion à Créteil, se chiffre à 531 980 d’euros en 2017 et 575 970 euros en 2018. Normalement nous devrions retrouver ces excédents dans les produits de l’année d’après, ou dans des investissements pour une meilleure qualité de l’eau ou du réseau. Mais chaque année, ils s’évaporent dans les comptes de la maison mère et dans les dividendes des actionnaires !

Manifestement, Laurent Cathala depuis 43 ans maire de Créteil, ne souhaite rien changer et surtout pas mener ce combat contre SUEZ. Il prend soin de ne pas informer les habitants de Créteil sur cet enjeu. Pas un mot dans son programme… Alors que la campagne municipale bat son plein, c’est un vrai déni de démocratie.

De notre côté, nous sommes clairs. Nous mettrons en place une régie publique de l’eau pour faire baisser la facture et reprendre le contrôle de ce bien commun, indispensable à la vie. Nous instaurerons la gratuité des compteurs au domicile principal et des premiers mètres cubes vitaux. Une tarification progressive permettra de dissuader les gaspillages.

Notre liste citoyenne, ‘Créteil, l’avenir en commun’, c’est l’écologie populaire en acte !

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Les « wikileaks » de la Délégation de Service Public de l’Eau (DSP) de Créteil

Dans le cadre du débat sur la gestion publique de l’eau, la DSP arrivant à terme en 2022, nous souhaitons mettre à disposition de toutes les cristoliennes et de tous les cristoliens les documents concernant la DSP eau de Créteil depuis la conclusion du contrat en 2007 avec la Lyonnaise des Eaux, désormais dénommée SUEZ. Nous souhaitons faire appel à l’expertise citoyenne et il est pour nous d’intérêt général de mettre ces documents à disposition de toutes et tous.

Nous avons récupéré ces documents suite à une demande de communication des documents administratifs auprès de la Mairie. Des éléments ont été occultés par les services de la Maire afin selon eux de préserver des secrets commerciaux de SUEZ. Nous nous réservons la possibilité de demander des éléments complémentaires.

Nous soutenons également la réunion organisée le 24 septembre à 18 h 30 à la maison des syndicats par la Coordination Eau Ile-de-France et la Convergence des services publics de Créteil. De nombreuses amicales de locataires seront présents. Ce sera un moment très important pour mettre ce sujet sur la place publique et nous défendrons dans le cadre des municipales de mars 2020 le passage en régie publique de l’eau.

En attendant, attention aux annonces qui sont faites la baisse de 20 % du prix d’achat sur l’eau au niveau du territoire du Grand Paris Sud Est Avenir. Il n’y a à ce stade aucune garantie que cette baisse se traduise sur les factures des cristoliennes et des cristoliens. En revanche, partout où les villes sont passées en régie publique de l’eau, la facture des usagers a baissé ! Retrouvez notre position complète sur la question : http://creteil-insoumise.fr/2019/09/07/mettre-en-place-une-gestion-publique-de-leau-a-creteil-chiche/

Bonne lecture et nous vous remercions de nous faire part de vos remarques concernant ces documents  !

Vous pouvez télécharger les rapports annuels antérieurs à la fin de cet article.

Vous pouvez télécharger les comptes annuels du résultat de l’exploitation antérieurs à la fin de cet article.

Les Rapports annuels du délégataire (RAD)

Les comptes annuels du résultat de l’exploitation (CARE)

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Mettre en place une gestion publique de l’eau à Créteil … chiche ?

La délégation de service public (DSP) de l’eau arrive prochainement à échéance à Créteil. Le contrat a été conclu en 2007 avec SUEZ (ex-Lyonnaise des Eaux) qui est l’une des principales mutinationales qui fait du profit dans ce secteur. C’est donc le moment d’ouvrir le débat sur la gestion publique de l’eau.

Un mode de gestion moins couteux au service de l’intérêt général

En effet, depuis plusieurs années, un vaste mouvement de reprise en main de l’eau potable est engagée en France. A chaque fois, il apparaît que les tarifs baissent pour les usagers lors du passage à une gestion publique comme à Grenoble ou à Paris. Cette différence de tarif s’explique notamment par l’absence d’actionnaire, la passation de marché public transparent pour tous les travaux et l’opacité de la comptabilité privé …

Il faut donc sortir de la logique de marchandisation et défendre notre patrimoine public. La gestion publique permet aussi d’assurer un investissement régulier en fonction de l’intérêt général et éviter les nombreux scandales de fuite d’eaux du fait de l’absence d’entretien des canalisations par les entreprises privées.

Il faut aussi préserver la qualité de l’eau en envisageant des solutions sur le long terme : par exemple, soutien à l’agriculture biologique au niveau des zones de captage.

C’est également un enjeu démocratique sur la place des usagers pour contrôler l’usage de l’eau. On pourrait ainsi décidé collectivement de la gratuité des premiers m3 d’eau pour assurer les besoins fondamentaux et en revanche faire la chasse aux gaspillages.

Comment passer à la gestion publique de l’eau ?

La compétence de la gestion de l’eau potable est passée en région parisienne au Etablissement Public Territoriaux (EPT). Pour nous, c’est donc le Grand Paris Sud Est Avenir. Dans un même EPT, il peut coexister plusieurs modes de gestion. A ce stade, c’est simple, toutes les communes sont en DSP chez SUEZ sauf La Queue-en-Brie et Le Plessis-Trevise qui sont chez VEOLIA, mais ce n’est pas mieux !

Limeil-Brévannes a décidé récemment de renouveler sa DSP avec SUEZ par un vote à l’unanimité pour du GPSEA, le 20 juin 2018. Cette dépendance des élus est inquiétante. Le risque est qu’il y ait une harmonisation au niveau du territoire en faveur de la gestion privée, notamment sous la coupe de SUEZ. En l’absence de volonté politique, il y a un risque de bloquer l’ingénierie nécessaire au passage en régie publique.

A la France Insoumise, nous sommes persuadés qu’il faut s’appuyer sur les citoyens et leur donner la parole. Il est hors de question que Créteil se fasse dicter ses conditions sur ce choix majeur pour l’avenir de ces habitantes et habitants.

DEFENDONS NOTRE EAU, NOTRE BIEN COMMUN

Nous vous invitons à vous mobiliser lors de la rencontre du 24 septembre 2019 : « A Créteil, l’eau peut redevenir un bien commun », animée par Gabriel Amard, de la Coordination Eau bien commun et soutenue par la Coordination Eau IDF et la Convergence Services Publics Créteil.

Cycle Education citoyenne et populaire, 1er avril 2019 à Créteil.
Jean-Claude OLIVA, directeur de la « Coordination Eau bien commun ».
Une conférence débat sur les sujets suivants: « L’eau n’est pas une marchandise, c’est un bien commun de l’humanité », « Quel est l’état de la distribution de l’eau dans le Val-de-marne? », « Que faire pour une gestion publique de l’eau? »

Pour plus d’informations : https://eau-iledefrance.fr/


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