Archive de l’étiquette Créteil Insoumise

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Pour une gestion citoyenne, écologique et solidaire de l’eau à Créteil…

L’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA) a désigné un cabinet d’étude pour réaliser un audit à Créteil de fin de contrat de la Délégation de Service Public (DSP) de la distribution de l’eau potable conclue avec la multinationale SUEZ. Ce contrat d’une durée de 15 ans se terminera en décembre 2021. Pourtant, la procédure de renouvellement est réalisée sans aucune information des cristolien·ne·s.

Nous avons déjà constaté des excédents importants sur les comptes de SUEZ pour sa gestion à Créteil, qui se chiffrent à 575 970 euros en 2018 et à 531 980 d’euros en 2017. En 2019, il y a eu une augmentation de 22 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 705 580 euros ! Malheureusement, ces excédents ne permettent pas de financer des investissements pour une meilleure qualité de l’eau ou du réseau mais chaque année, ils s’évaporent dans les comptes des actionnaires de SUEZ !

Il n’est même pas envisagé la possibilité de passer en régie publique à Créteil, mode de gestion solidaire et écologique qui a fait ses preuves dans de nombreuses villes telles Grenoble, Nice, Bordeaux, Rennes, Cherbourg, Briançon, Paris. D’autres villes importantes se préparent à passer en régie publique pour permettre une baisse significative des tarifs de l’eau pour les usagères et les usagers (Lyon, Bordeaux, Dijon …).

L’eau est en danger : pollutions, fuites, accaparement par des multinationales (Veolia, Suez, mais aussi Nestlé, Danone…), surconsommation par des industries prédatrices et l’agriculture productiviste, artificialisation … L’accès à l’eau et à l’assainissement est précaire ou impossible pour des millions de personnes : les habitant·e·s ultra-marins pour qui les coupures sont quotidiennes, les sans-abris, les réfugiés, les familles précaires. C’est pourquoi, nous voulons inscrire dans la Constitution le droit fondamental à l’eau et à un assainissement de qualité.

Il est indispensable que le scénario d’un passage en régie publique à Créteil soit sérieusement étudié par Créteil et le territoire du GPSEA. Une expertise spécifique doit être menée sur le passage en régie publique de l’eau pour que toutes les options soient sur la table. En tout état de cause, le dernier mot doit revenir aux habitantes et habitants de Créteil.

Nous demandons à Monsieur Laurent CATHALA, maire de Créteil et président du GPSEA, d’organiser un véritable débat citoyen sur le mode de gestion de la distribution de l’eau potable dans notre ville, en donnant toutes les informations nécessaires aux citoyen·ne·s leur permettant de décider.

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Votation citoyenne à Créteil pour défendre l’eau contre les multinationales ( 22 mars – 13 avril)

Du 22 mars au 13 avril, votation citoyenne à Créteil pour défendre l’eau contre les multinationales.

Nos organisations soutiennent la votation citoyenne « L’eau est à nous ! Pas aux multinationales  » qui se déroulera du 22 mars, journée internationale de l’eau, jusqu’au 13 avril.

Il sera  possible de voter en ligne pour inscrire dans la Constitution le droit fondamental à l’eau et soutenir la régie publique de l’eau contre les multinationales : https://eau.vote/

Nous organiserons aussi ensemble la votation citoyenne sur les places de Créteil les samedis et dimanches 27/28 mars, 3/4 et 10/11 avril à partir de 10 h.

Le contrat en délégation de service public de la gestion de l’eau à Créteil arrive à son terme à la fin de l’année 2021. Les rapports présentés aux élu·e·s du territoire GPSEA (Grand Paris Sud Est Avenir), qui a la compétence eau depuis 2016, écarte la régie publique de l’eau sans arguments sérieux. Nous voulons une véritable étude indépendante pour faire le bilan de la DSP eau à Créteil qui dure depuis des dizaines d’années avec SUEZ. Un débat démocratique doit s’ouvrir car le choix appartient aux habitant·e·s de Créteil. 

Seuls éléments présentés aux élus du GPSEA pour voter le renouvellement
des DSP avec SUEZ dans plusieurs communes du territoire…
un peu court, non ?

Votons ! L’eau est à nous ! Pour la mise en place d’une régie publique de l’eau à Créteil !

Pour en savoir plus : 

https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/le-livret-eau/

https://eau-iledefrance.fr/

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Un coup de poignard dans le coeur de Mondor !

Laurent Cathala, maire et président du conseil hospitalier de territoire GHU HENRI MONDOR a signé un communiqué en ce début d’année avec notamment Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP, validant une décision lourde de conséquence sanitaire pour les habitant·e·s du Val-de-Marne.

En effet, par un courrier en date du 4 janvier 2021 adressé à l’agence de Biomédecine, Martin Hirsch acte la délocalisation de la transplantation cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor au sein de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, hôpital en manque d’activité cardiaque.

Dans ce bâtiment parisien, vitrine de l’AP-HP, 4 salles sont dédiées à la chirurgie cardiaque mais à ce jour, seul deux d’entre elles sont en activités.

Alors oui, sur Mondor la greffe était en perte de vitesse sur ces deux dernières années. La raison était donc toute trouvée pour piller Mondor ? C’est en fait une stratégie dûment planifiée car les greffes sont systématiquement retiré de Mondor depuis une dizaine d’année : greffes de visages transférées sur l’Hopital Européen Georges Pompidou (HEGP), transplantation hépatique sur l’hôpital Paul Brousse en 2018.

Au-delà des disciplines d’excellence ce sont aussi les cerveaux qui partent. Cette décision a des conséquences majeures sur la recherche, sur l’enseignement et sur l’offre de soins. Il est très loin le temps où Laurent Cathala défendait l’hôpital public et le combat pour sauver la chirurgie cardiaque mené en 2011.

Déjà, lors de la bataille pour sauver la transplantation hépatique Laurent Cathala se démarquait en remettant la médaille d’honneur à l’ancienne directrice de l’hôpital Mondor pour la remercier de son sabotage. Les hospitaliers de Mondor n’ont pas oublié.

C’est ainsi que de reniement en renoncement à défendre l’hôpital public, les élus PS du conseil départemental ont refusé de voter le vœu présenté par Christian Favier lors de la séance plénière du conseil départemental: « Pour le maintien et le développement du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor et la défense du service public hospitalier ». Face à l’unanimité pour ce vœu de tous les bords politiques, les conseillers départementaux PS de Créteil ont pleinement assumé ce choix d’abandonner l’excellence et l’autonomie de l’hôpital Mondor…

Incompréhensible pour les personnels hospitaliers de lire que des soignants tout nouvellement élus comme adjoints a la mairie et pour certains, toujours actif à l’hôpital, puissent valider ce pillage et ainsi accélérer la casse d’Henri-Mondor.

Cette logique néolibérale d’abandon des services publics nous la combattons et la dénonçons depuis longtemps. Il est urgent de soutenir la coordination de vigilance ainsi que les personnels pour qu’ils soient reçus par l’ARS et le ministre de la santé.

Défendons notre hôpital public!

CRETEIL, le 2 mars 2021

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Libérons la culture et le sport à Créteil et partout ! C’est essentiel !

La culture et le sport sont au cœur de notre projet politique car elle participe à l’épanouissement individuel et collectif de chacune et chacun. Leur développement participe pleinement à l’identité populaire de notre ville.

Or, depuis la pandémie de la COVID 19, ce sont les grands oubliés et sacrifiés. C’est une perte cruelle pour toutes et tous.

Piscines, gymnases, conservatoire, cinémas du Palais et de la Lucarne, MJC, MAC, matchs de football , de handball et de tout autres sports sont désormais fermés au public ou avec un accès très restreint depuis plusieurs mois sans aucune perspective de réouverture. Pour la plupart, ces lieux ont été pourtant exemplaires dans le respect des protocoles sanitaires et aucun d’entre eux n’a été foyer de contamination. Nous nous félicitons néanmoins que la médiathèque reste ouverte à Créteil.

Il est temps pour nous de sortir de cette impasse. Il faut apprendre à vivre avec une pandémie qui ne sera probablement pas la dernière. Nous défendons l’idée d’une société de rotation.

Aussi, nous proposons notamment au niveau national la réouverture de tous les théâtres immédiatement pour permettre aux compagnies de répéter, puis de jouer devant du public. La réouverture des cinémas et salles de spectacle pour accueillir le public en respectant strictement le protocole sanitaire. Du matériel de tests CO2 permettra d’adapter les mesures d’aération nécessaires. La réouverture des lieux de pratique artistique en amateur en respectant un protocole sanitaire strict : port du masque à l’intérieur des salles, distanciation physique d’au moins deux mètres entre pratiquants, aération des salles suffisante en généralisant l’utilisation des appareils de mesure de CO2 et en installant des purificateurs d’air dotés de filtres à très haute efficacité (THE) si nécessaire. Les horaires d’ouverture pourront être étendus pour permettre un roulement des groupes et réduire les flux.

Pour le sport, nous proposons la réouverture des lieux de pratique sportive en amateur en respectant également un protocole sanitaire strict. Les activités devront être organisées au maximum en extérieur. Pour les sports de contact (de combat ou type handball), il faudra proscrire les contacts physiques en proposant des exercices adaptés. La réouverture des compétitions sportives au public doit être envisagée en respectant là encore un protocole sanitaire sérieux : port du masque, distanciation physique, aération des salles avec mesure du CO2 et adaptation de la jauge par salle en fonction de ces critères. Évidemment, pour les matchs de handball, il faut ouvrir les tribunes A et B à toutes et tous pour permettre de respecter la distanciation physique.

Plus généralement, nous demandons la planification d’une véritable réponse à la crise dans la politique culturelle et sportive avec des mesures d’urgence :

  • Prendre en charge à 100% le chômage partiel.
  • Compenser les pertes de chiffre d’affaires plutôt que des prêts garantis par l’État.
  • Garantir le versement des subventions en 2021, en concertation avec les collectivités territoriales.
  • Rééquilibrer les dispositifs d’aides dans les industries culturelles en instaurant un barème équitable afin de permettre aux structures indépendantes (dans l’édition et le cinéma notamment) de survivre à la crise et empêcher les mastodontes d’avoir une position encore plus dominante.
  • Prolonger l’année blanche des intermittents au-delà du 31 août 2021, au moins jusqu’à un an après la fin des restrictions sanitaires. De même, les droits à la retraite, à la formation, etc. doivent être maintenus quand bien même la situation sanitaire entraîne une baisse des cotisations.
  • Réalimenter les fonds de soutien aux artistes-auteurs.
  • Réalimenter les fonds de soutien aux clubs sportifs amateurs.
  • Création d’une caisse nationale de la dette des associations sportives et artistiques de pratique en amateur.

S’agissant du centre commercial de Créteil Soleil, la nouvelle fermeture pose la question de la pérennité de son modèle et de la préservation des emplois. Nous avions proposé lors des municipales de réfléchir à l’avenir et à la reconversion de ces 136 000 m2 de surfaces commerciales en plein cœur de ville. Dans le contexte d’une pandémie mondiale, il apparaît inconcevable d’imaginer que nous allons continuer à importer des marchandises du monde entier en dépit des normes sociales et environnementales. Sans parler des effets désastreux du développement du centre commercial pour nos commerces de quartiers et de proximité et le développement d’un emploi très précaire sans droits syndicaux. Il faut imaginer d’autres activités pour reconvertir ces espaces commerciaux voués à disparaître : pourquoi ne pas justement les imaginer dans le domaine de la culture et du sport ?

Retrouvez toutes nos propositions dans la brochure : « https://lafranceinsoumise.fr/2020/11/24/preparer-des-alternatives-au-confinement-propositions-france-insoumise/»

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Jeudi 15 octobre 2020, manifestons contre le projet du 3ème four de l’incinérateur de Créteil !!!

COMMUNIQUE DU 9 OCTOBRE 2020 DE LA FRANCE INSOUMISE CRÉTEIL

Nous appelons à la manifestation du jeudi 15 octobre 2020 organisée par l’association ALIC contre le projet du 3ème four de l’incinérateur de Créteil (VALOMARNE) qui brûlerait 120 000 tonnes de déchets supplémentaires. RDV 18 h devant l’usine d’incinération !

Ce projet archaïque, polluant et anti-démocratique est soutenu par un front anti-écologique, qui rassemble les maires de LR au PS, au service des intérêts privés de la société SUEZ qui mène la danse.

Les services de la préfecture, qui devraient pourtant servir l’intérêt général, ont déjà préparé un projet d’autorisation. Ils foulent au pied les nombreux avis citoyens et associatifs qui ont montré les solutions alternatives possibles en matière de gestion des déchets. Notre maison brûle mais ils continuent comme avant, cela suffit !

Nous demandons au Préfet du Val-de-Marne de surseoir à sa décision et de recevoir une délégation des opposants à la suite de la manifestation du 15 octobre. Nous souhaitons attirer son attention sur les nombreux problèmes juridiques de cette autorisation qui pourraient nourrir un contentieux important.

Pour notre part, nous défendons :

– un abandon du projet du troisième four,

– une véritable démarche Zéro déchet en réduisant massivement les déchets à la source,

– toujours plus privilégier le tri à l’incinération,

– organiser le tri à la source des bio déchets,

– gestion publique de l’usine d’incinération et réduction progressive de sa capacité à hauteur des besoins de la population des villes adhérentes au SMITDUVM,

– le développement du réseau de géothermie pour alimenter le réseau de chaleur de Créteil.

Créteil et le Val-de-Marne ne sont pas la poubelle de l’Île-de-France !

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Au-delà de ces élections, nos projets et nos combats sont plus que jamais d’actualité : communiqué de la liste « Créteil, l’avenir en commun »

Communiqué de la liste conduite par Thomas DESSALLES

À l’issue du premier tour des élections municipales, à Créteil, les listes conduites par Laurent Cathala et Thierry Hebbrecht vont concourir au second tour, le 28 juin prochain.

Nous avons pris acte de ces résultats, obtenus dans un contexte inédit. En effet, ce premier tour, tenu à la veille d’un confinement historique et pendant une crise sanitaire très grave, n’a vu que moins d’un électeur sur trois se déplacer pour exprimer son opinion dans notre ville. Malgré cette catastrophe démocratique qui s’est traduite dans tout le pays, le Président de la République M. Emmanuel Macron maintient le second tour de cette élection le 28 juin.

Dans ce contexte, nous tenons à remercier une nouvelle fois les Cristoliennes et les Cristoliens qui se sont mobilisés et nous ont témoigné leur confiance en apportant leur soutien aux idées fortes que nous défendions dans cette campagne pour la ville de Créteil et ses habitants. Nous nous sommes engagés dans cette élection municipale avec un collectif de citoyens intéressés par l’idée de créer une ville différente : écologique, solidaire, protectrice et donnant toute sa place à l’expression démocratique et à l’épanouissement de chacune et chacun.

En ce sens, nos valeurs et notre projet se différencient en tous points de la vision et des propositions réactionnaires et sécuritaires de la liste de M. Hebbrecht, à l’image de ce que développe son principal soutien Mme Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France : toujours moins d’égalité et d’accès à un confort de vie pour les franciliens et une doctrine ultralibérale empêchant le renforcement des services publics pourtant essentiels à tous, comme nous le rappelle douloureusement la crise actuelle du coronavirus. Sans l’hôpital public et le dévouement des soignants, ce serait sans aucun doute plus de 30 000 morts que nous déplorerions : le gouvernement doit en tirer les conséquences très vite, c’est un de nos combats prioritaires aux côtés des hospitaliers qui étaient en bonne place sur notre liste.

Face à cette droite mortifère, la liste du maire sortant Laurent Cathala est bien placée pour l’emporter et conduire un 8ème mandat successif. Cependant, la gestion immuable de la ville par M. Cathala n’est pas celle que nous souhaitons. Nous nous opposons avec force à sa vision de la ville et ses décisions affectant notre vie quotidienne :

• le projet du 3ème four pour l’incinérateur de Créteil qui brûlera 120 000 tonnes de déchets supplémentaires sans examen des alternatives et dont l’enquête publique a été reportée de manière scandaleuse juste après les élections, en plein mois de juillet,

• le renouvellement sans débat démocratique de la délégation de la gestion de l’eau à SUEZ, entreprise privée, alors que la gestion publique de l’eau permettrait de faire baisser la facture,

• le soutien de la ville à la Cité éducative, laboratoire des expériences du ministre de l’éducation nationale, M. Blanquer, qui ne favorisera pas la réussite de nos enfants,

• le développement de projets immobiliers spéculatifs comme le gratte-ciel « arbre de vie » dans le quartier de l’Échat qui favorisent l’augmentation des loyers et menacent l’identité populaire de notre ville,

• l’agrandissement sans limite de Créteil Soleil et son ouverture tous les dimanches au détriment de la survie des commerces de quartier et de la vie de famille des travailleurs …

Nos désaccords sont donc profonds et nous ne concevons pas la vie politique et démocratique comme l’appropriation du pouvoir par une seule et même personne depuis plus de 40 ans. De plus, l’opportunisme du maire est connu de tous notamment lors de son accession à la présidence de l’établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir avec les voix de maires de droite. Il n’a pas non plus caché sa sympathie pour le député de la macronie Jean-François Mbaye, élu avec son soutien et l’inertie du PCF et d’EELV de Créteil face à notre candidat, François Cocq.

Ainsi, nous ne souhaitons pas donner de consigne de vote, nous faisons confiance à la responsabilité citoyenne des Cristoliennes et des Cristoliens pour ce second tour des élections municipales. Certains parmi nous s’interrogent sur la décision d’organiser ce scrutin sans possibilité de débat démocratique et s’abstiendront, d’autres voteront blanc pour faire valoir leur droit d’expression, d’autres enfin voteront peut-être pour la moins pire des deux listes. En tout état de cause, nos principes et engagements étant clairs, pas une voix n’ira à la droite.

Au-delà de ces élections, bien évidemment, nos réflexions, nos projets et nos combats sont plus que jamais d’actualité !

Nous continuons à débattre, réfléchir et agir pour construire une alternative démocratique, écologique et sociale à la hauteur des enjeux actuels en priorisant toujours l’humain sur les profits. Notre programme municipal porte cette ambition écosocialiste. Pendant le confinement, des projets ambitieux ont émergé pour changer notre société de fond en comble. Des organisations du mouvement social et écologique ont proposé dans le cadre de l’appel Plus jamais ça, 34 mesures pour une sortie de crise. La France Insoumise a également mis à jour son programme « L’Avenir en commun ».

Les luttes sociales sont porteuses d’espoir à l’image du mouvement mondial contre le racisme et les violences policières, porté par la jeunesse comme pour les marches pour le climat. Au côté des Renault de Choisy, nous nous opposons aussi à la casse sociale en marche dans de nombreux secteurs, encouragée par la politique du gouvernement d’Édouard Philippe qui souhaite que tout continue comme avant !

Dès la rentrée, nous vous donnons rendez-vous lors d’une prochaine assemblée citoyenne, ouverte à toutes et à tous pour reprendre contact après ces mois difficiles et continuer à poser les bases d’un monde plus juste, respectueux de la planète et de l’humanité !

A bientôt !

Créteil, le 19 juin 2020

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Ouverture d’une commission d’enquête citoyenne COVID-19 dans les hôpitaux de Créteil

Les soignants en première ligne ont vécu une expérience de la crise sanitaire du COVID-19 qui doit être entendu et comprise pour l’avenir de notre système de soins. Ils ont d’ors et déjà traversé depuis deux mois une épreuve individuelle et collective qui doit être respectée et appréciée à sa juste valeur. Des centaines d’entre eux ont payé leur engagement en contractant le virus et plusieurs d’entre eux en sont morts. Or, au mépris de cette réalité, les tentatives pour étouffer leurs paroles sont déjà à l’œuvre.

La propagande du gouvernement les institue en héros avec des médailles à la clef pour mieux cacher l’absence de revalorisation salariale et de recrutement dans les hôpitaux. Qui sait que pour certains, leur prime de danger était de 62 centimes par jour !

Dans les services, la hiérarchie veille à contrôler l’expression des agents pour sauver la face d’une organisation de l’état qui a failli depuis le début de la crise. L’enjeu est aussi de continuer le travail de sape de l’hôpital public qui a conduit notamment à la suppression de 100 000 lits en 20 ans par les gouvernements néolibéraux successifs.

Aussi, après une première rencontre avec des agents du service de réanimation de Mondor, nous avons annoncé la création d’une commission d’enquête citoyenne pour permettre à tous les agents hospitaliers de Créteil de s’exprimer et de décrire la réalité de la crise qu’ils traversent. À Mondor, à Chennevier, au CHIC, les médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers ne doivent pas être dépossédé de leur histoire professionnelle pendant la crise sanitaire.

La reconstruction de notre société doit s’appuyer sur leurs expériences car c’est un renversement de nos priorités qui doit désormais être notre horizon. Il faut tirer les leçons avec eux de cette gestion catastrophique de la crise.

Dans ce cadre, nous appelons tous les personnels des hôpitaux de Créteil à nous contacter si ils souhaitent témoigner dans le cadre de notre commission en nous écrivant : franceinsoumisecreteil@orange.fr

Ces travaux s’articulent avec les travaux de la commission d’enquête de suivi du COVID-19 des parlementaires de La France insoumise à l’Assemblée nationale et au Parlement européen qui poursuit trois objectifs : comprendre les dysfonctionnements qui ont amené à un tel niveau de crise, étudier la gestion de la crise et ses répercussions à tous les niveaux, préparer l’après crise. Vous pouvez retrouver les auditions sur le site de La France Insoumise.

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Plus jamais ça ! Les remerciements ne suffiront pas, des changements systémiques s’imposent !

Depuis près de deux mois, nous faisons face à la pandémie du COVID-19 qui a entraîné la mort de milliers de femmes et d’hommes de notre pays.

Créteil est en première ligne avec la mobilisation exceptionnelle du personnel hospitalier de Mondor et du CHIC. Celui-ci alertait le gouvernement depuis des mois sur le manque de moyens et les conditions de travail dégradés : tout le monde se souvient du SOS lumineux géant inscrit sur le grand immeuble de Mondor au début de l’année. Nous payons aujourd’hui le prix de leur acharnement qui a conduit a fermé 100 000 lits dans l’hôpital public depuis 20 ans sous les gouvernements de Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron …

Soutien aux urgences gynécologiques du CHIC en grève (5 mars 2020)

Les soignants paient aussi de leurs vies leur exposition au COVID-19 sans moyen de protection adéquat : maques FFP2 périmés, sur-blouses en sac poubelle, charlotte de pâtisserie … Ils multiplient les journées à rallonge et les heures supplémentaires. Les syndicats de Mondor ont été obligés de faire un droit d’alerte au CHSCT car les personnels sont en danger grave et imminent. Nous les soutenons pleinement avec tous les cristoliens qui multiplient les messages de solidarité et remercions tous ces hommes et ces femmes qui s’engagent avec courage pour la vie des autres.

Dans les EHPAD et les maisons de retraite, le personnel fait tout son possible pour sauvegarder la vie et la santé de nos anciens qui sont le plus durement touchés par ce virus.

Mais les remerciements ne suffiront pas. Il faudra que les responsables paient lourdement. Les manquements dans la gestion de crise sont innombrables : irresponsabilité avec la démission de la ministre de la santé en pleine pandémie et la tenue du 1er tour des élections municipales, impréparation et manque d’anticipation pour les masques et les tests, maintien de l’activité économique non essentiel au détriment de la santé des salariés, précipitation pour reprendre l’école alors que le conseil scientifique préconise un retour à l’école en septembre … Dans cette incurie, il y a à la fois un aveuglement idéologique, un égoïsme social acharné et une déconnexion de plus en plus grande de la réalité.

Il faut aussi souligner que nous ne sommes pas tous égaux pour résister à cette crise sanitaire. Il y évidemment tous les salariés qui n’ont pas la possibilité de télétravailler : aide-soignants, caissières, éboueurs, chauffeurs routiers, salariés de l’incinérateur de VALOMARNE, conducteurs de bus du dépôt de Créteil… exposés, leur utilité sociale est inversement proportionnel à leur reconnaissance statutaire et salariale. Il faudra y remédier.

De plus, toutes les violences de notre société sont exacerbées pour les plus précaires et les plus fragiles d’entre nous : sans-logement, sans-papiers, femmes violentées, enfants battus, violences policières et racisme … Des mesures d’urgence de protection doivent être prises tels que la réquisition des logements, un moratoire sur les loyers, la régularisation de tous les sans sans-papiers qui assurent la continuité de l’activité économique et l’ouverture de structures d’accueil pour les victimes des violences domestiques.

A Créteil, des associations se sont mobilisés pour confectionner des masques et les mettre à disposition des plus précaires. Des colis alimentaires ont également été distribué par des bénévoles. Ce sont de belles initiatives qui s’ajoutent à toutes les solidarités citoyennes qui se sont mises en place dans cette période.

A moyen terme, ce temps d’arrêt du confinement doit nous faire prendre conscience des changements systémiques qui s’imposent. La colère et la solidarité populaire qui s’expriment aux balcons doit trouver un débouché politique. Des organisations du mouvement social et écologique ont proposé l’appel stimulant et la pétition Plus jamais ça : https://www.bastamag.net/covid19-coronavirus-plus-jamais-ca-petition-jour-d-apres-rupture-politique-neoliberale-services-publics-relocalisation. La France Insoumise a actualisé son programme l’avenir en commun soutenu par plus de 7 millions d’électeurs en 2017 : https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/13/le-monde-dapres-peut-commencer-maintenant-lavenir-en-commun-mis-a-jour/

L’alternative citoyenne, populaire et écologique est possible et désormais, plus que jamais, nécessaire !

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Non aux 14 fermetures de classes à Créteil !

Non aux 14 fermetures de classes à Créteil !

Chaque année, depuis le début du quinquennat de Macron, les écoles de Créteil subissent une dizaine de fermetures de classes. Cette année est cependant exceptionnelle : les enfants sont confinés depuis le 16 mars et ils ne peuvent pas poursuivre leur apprentissages. Le Ministre de l’Éducation nationale, Blanquer, a ainsi annoncé la création de 1248 postes pour tenter d’accueillir au mieux les enfants l’année prochaine et combler ces mois d’enseignement perdu.

Et dans le Val-de-Marne ? zéro poste ! et le 93 ? idem ! Ce sont donc les départements les plus fragiles et qui concentrent les plus grandes difficultés économiques et sociales, qui paieront un lourd tribut et Créteil n’est pas épargnée. Parmi ces 14 fermetures annoncées, 5 en maternelle et 9 en élémentaire, les écoles en éducation prioritaire sont particulièrement touchées : les écoles maternelles de La Habette, Camus et Les Guilblets (également en élémentaire).

Mais ce n’est pas tout : 3 postes en CP ou CE1 dédoublés, les fameuses classes à 12, pour les élèves les plus en difficultés seront supprimées. Regardons de plus près la situation de l’école Allezard : si les 6 CE1 étaient maintenus, il y aurait une moyenne de 11 élèves par classe (comme cette année en CP). Avec cette fermeture, ils seront près de 14 par classe alors qu’ils ont perdus plusieurs mois de cours de CP cette année.

Si le premier ministre a rappelé que l’enseignement était essentiel lors de sa longue conférence de presse dimanche, les fermetures de classes à Créteil, toujours plus nombreuses, toujours plus injustes, révèlent le véritable visage de ce gouvernement : toujours moins pour ceux qui en ont le plus besoin. Les insoumis de Créteil seront aux cotés des parents et des enseignants pour lutter ensemble pour une école de l’égalité et de l’émancipation.

Créteil, le 21 avril 2020

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La démocratie escamotée …

Le chef de l’état a déclaré la France en guerre contre le coronavirus. Le contexte de crise sanitaire est sans précédent. Il est d’autant plus inquiétant que les gouvernements successifs, des Sarkozy, Hollande et Macron ont baissé les moyens de la recherche fondamentale et de l’hôpital public. Dans ce contexte, le Président de la République a décidé de maintenir le premier tour des élections municipales. Alors même que sa ministre de la santé l’alertait il y a plusieurs semaines sur la gravité de la crise son obsession a été de faire passer le 49.3. Il aurait mieux fait de déclencher la réquisition des cliniques privées. Le passage au niveau 3 annoncé la veille du scrutin par le premier ministre a fini de plomber la volonté de participation des citoyennes et citoyens, inquiets pour leur santé. A Créteil, l’abstention s’élève au niveau record de 69,86 % des inscrits, une catastrophe démocratique mais aussi la preuve que les citoyen.ne.s avaient bien mesuré le danger et choisi le confinement avant l’annonce.

Le système cathaliste a bien résisté. Avec 5821 voix, il est largement en tête. Cependant, alors que la moitié des maires du Val-de-Marne ont été élus au premier tour, Laurent Cathala ne parvient pas à l’être pour son huitième mandat.

Sur la base de notre programme éco-socialiste et d’une liste citoyenne dont nous sommes fiers, nous parvenons à nous hisser au-dessus de la barre des 5%. Il est clair que l’attente écologique et de renouvellement démocratique, bien présente dans la population, n’a pu s’exprimer. L’abstention, particulièrement importante dans les bureaux populaires, ne permet pas d’avoir un reflet réel du poids politique du mouvement citoyen.

Nous souhaitons saluer le travail exemplaire des agents administratifs en cette journée particulièrement difficile où, malgré leur crainte, ils ont fait honneur au service public. Même chose pour les assesseurs, inquiets eux aussi. Nous remercions tout particulièrement nos électeurs qui, malgré ce contexte, sont venus soutenir la démarche citoyenne qui est la nôtre.

Sur le fond, nous regrettons que les véritables débats sur l’avenir de la ville n’aient pas eu lieu. La stratégie d’évitement du maire pour faire perdurer l’ordre établi a fonctionné à plein. Il a refusé systématiquement tout débat. La multiplication des listes a favorisé l’éparpillement des voix à son profit.

Nous continuerons notre combat pour donner de nouveaux outils démocratiques aux citoyen.ne.s. Nous demandons que tout soit fait pour que les cristolien.ne.s puissent vivre tranquillement de jour comme de nuit. Refusant que SUEZ soit le grand gagnant de ces élections, nous combattrons la construction du troisième four de l’incinérateur qui prévoit 120 000 tonnes de déchets supplémentaires incinérés à Créteil. Nous demandons une relance des études sur la géothermie. Le renouvellement de délégation de service public de l’eau aura lieu en 2021. Nous voulons qu’une étude soit faite sur la municipalisation de l’eau qui devrait entraîner une baisse des factures. Nous voulons que la municipalité s’engage contre la spéculation immobilière et qu’elle arrête de favoriser le travail du dimanche à Créteil Soleil, autre grand gagnant de cette élection, au détriment des commerces de proximité.

Nous poursuivrons nos batailles sociales et écologiques car le pire serait que, suite à la crise du coronavirus, rien ne change. La défense des services publics de la santé, de la recherche et de l’éducation est primordiale et ne doit souffrir d’aucun compromis. L’alternative citoyenne, populaire et écologique est toujours plus que nécessaire et nous serons là pour la défendre. 

Une bonne nouvelle pour finir, l’extrême droite est effacée de la vie politique cristolienne. Mais dans le pays, attention, ces vautours rôdent autour de la république décharnée par la droite, la social-démocratie et la macronie qui les réuni.

Citoyennes, citoyens, dans ce contexte difficile, gardons à l’esprit que la vigilance, doublée d’une infaillible pratique de la fraternité et de la volonté d’égalité, nous permettra de garantir la santé et la liberté de toutes et tous sur notre territoire.

Créteil, le 20 mars 2020


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