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La démocratie escamotée …

Le chef de l’état a déclaré la France en guerre contre le coronavirus. Le contexte de crise sanitaire est sans précédent. Il est d’autant plus inquiétant que les gouvernements successifs, des Sarkozy, Hollande et Macron ont baissé les moyens de la recherche fondamentale et de l’hôpital public. Dans ce contexte, le Président de la République a décidé de maintenir le premier tour des élections municipales. Alors même que sa ministre de la santé l’alertait il y a plusieurs semaines sur la gravité de la crise son obsession a été de faire passer le 49.3. Il aurait mieux fait de déclencher la réquisition des cliniques privées. Le passage au niveau 3 annoncé la veille du scrutin par le premier ministre a fini de plomber la volonté de participation des citoyennes et citoyens, inquiets pour leur santé. A Créteil, l’abstention s’élève au niveau record de 69,86 % des inscrits, une catastrophe démocratique mais aussi la preuve que les citoyen.ne.s avaient bien mesuré le danger et choisi le confinement avant l’annonce.

Le système cathaliste a bien résisté. Avec 5821 voix, il est largement en tête. Cependant, alors que la moitié des maires du Val-de-Marne ont été élus au premier tour, Laurent Cathala ne parvient pas à l’être pour son huitième mandat.

Sur la base de notre programme éco-socialiste et d’une liste citoyenne dont nous sommes fiers, nous parvenons à nous hisser au-dessus de la barre des 5%. Il est clair que l’attente écologique et de renouvellement démocratique, bien présente dans la population, n’a pu s’exprimer. L’abstention, particulièrement importante dans les bureaux populaires, ne permet pas d’avoir un reflet réel du poids politique du mouvement citoyen.

Nous souhaitons saluer le travail exemplaire des agents administratifs en cette journée particulièrement difficile où, malgré leur crainte, ils ont fait honneur au service public. Même chose pour les assesseurs, inquiets eux aussi. Nous remercions tout particulièrement nos électeurs qui, malgré ce contexte, sont venus soutenir la démarche citoyenne qui est la nôtre.

Sur le fond, nous regrettons que les véritables débats sur l’avenir de la ville n’aient pas eu lieu. La stratégie d’évitement du maire pour faire perdurer l’ordre établi a fonctionné à plein. Il a refusé systématiquement tout débat. La multiplication des listes a favorisé l’éparpillement des voix à son profit.

Nous continuerons notre combat pour donner de nouveaux outils démocratiques aux citoyen.ne.s. Nous demandons que tout soit fait pour que les cristolien.ne.s puissent vivre tranquillement de jour comme de nuit. Refusant que SUEZ soit le grand gagnant de ces élections, nous combattrons la construction du troisième four de l’incinérateur qui prévoit 120 000 tonnes de déchets supplémentaires incinérés à Créteil. Nous demandons une relance des études sur la géothermie. Le renouvellement de délégation de service public de l’eau aura lieu en 2021. Nous voulons qu’une étude soit faite sur la municipalisation de l’eau qui devrait entraîner une baisse des factures. Nous voulons que la municipalité s’engage contre la spéculation immobilière et qu’elle arrête de favoriser le travail du dimanche à Créteil Soleil, autre grand gagnant de cette élection, au détriment des commerces de proximité.

Nous poursuivrons nos batailles sociales et écologiques car le pire serait que, suite à la crise du coronavirus, rien ne change. La défense des services publics de la santé, de la recherche et de l’éducation est primordiale et ne doit souffrir d’aucun compromis. L’alternative citoyenne, populaire et écologique est toujours plus que nécessaire et nous serons là pour la défendre. 

Une bonne nouvelle pour finir, l’extrême droite est effacée de la vie politique cristolienne. Mais dans le pays, attention, ces vautours rôdent autour de la république décharnée par la droite, la social-démocratie et la macronie qui les réuni.

Citoyennes, citoyens, dans ce contexte difficile, gardons à l’esprit que la vigilance, doublée d’une infaillible pratique de la fraternité et de la volonté d’égalité, nous permettra de garantir la santé et la liberté de toutes et tous sur notre territoire.

Créteil, le 20 mars 2020

ParFranceInsoumise94000

Des candidat·e·s s’engagent sur les propositions du programme de « Créteil, l’avenir en commun » : le 15 mars, voter pour eux, c’est voter pour un  avenir en commun  à Créteil !!!

Nos candidat.e.s seront fermes sur nos priorités :

– Assurer la tranquillité et la sécurité de toutes et tous, de jour comme de nuit.

– Encadrer les loyers pour préserver le pouvoir d’achat des cristolien·ne·s.

– Donner le pouvoir aux habitant·e·s de Créteil avec le non-cumul des mandats

pour le maire et deux mandats consécutifs maximum, la révocation

des mandats et le référendum d’initiative citoyenne.

– Abandonner le troisième four de l’incinérateur soutenu par le maire qui

brûlera 120 000 tonnes de déchets supplémentaires à Créteil.

– Mettre en place la régie publique de l’eau pour faire baisser la facture.

Le 15 mars, un seul bulletin vous représentera dans les urnes, celui de « Créteil, l’avenir en commun »…

…avec un programme que nous avons construit au fil des rencontres et des échanges avec les cristolien·ne·s (questionnaire, porte à porte, rencontres,…)

…et la profession de foi de Thomas Dessalles, tête de liste de « Créteil, l’avenir en commun », soutenue par la France Insoumise, pour une alternative citoyenne, écologique et sociale à Créteil.

Contre la politique de Macron, votez pour la liste «  CRÉTEIL, L’AVENIR EN COMMUN » afin de défendre l’identité populaire de la ville, de développer les services publics protecteurs et d’engager la transition écologique à Créteil.

ParFranceInsoumise94000

Pourquoi Laurent CATHALA refuse le débat sur la régie publique de l’eau ?

En 2021, la délégation de service publique avec SUEZ arrive à son terme à Créteil. C’est l’occasion pour nous de reprendre en main le système de distribution de l’eau. L’eau est un bien commun que des multinationales se sont appropriées au cours du siècle dernier en créant des dommages considérables à l’environnement. Le pillage des nappes phréatiques est généralisé par l’industrie agroalimentaire, Coca cola en premier, mais aussi par exemple par Nestlé qui surexploite la nappe de Vittel pour alimenter son usine de plastique. A Grasse, en délégation de service public avec SUEZ, les habitants ne sont plus alimentés en eau potable car par manque d’entretien du réseau, elle est contaminée par la cryptosporidiose, infection du tube digestif.

Plus de 300 villes ont recréé des régies publiques de l’eau, parmi elles Grenoble, Nice, Bordeaux, Rennes, Cherbourg, Briançon, Paris. Résultat : des économies de 15 à 30 %, des investissements écologiques et une meilleure qualité de l’eau ! Ces villes sont de tous les bords politiques. Il faut seulement que les élus aient un peu de courage politique pour s’opposer à la machine de guerre des multinationales.

Les excédents sur les comptes de SUEZ pour sa gestion à Créteil, se chiffre à 53 millions d’euros d’excédent en 2018 et il était de 58 millions d’euros en 2017. Normalement nous devrions retrouver ces excédents dans les produits de l’année d’après, ou dans des investissements pour une meilleure qualité de l’eau ou du réseau. Mais chaque année, ils s’évaporent dans les comptes de la maison mère et dans les dividendes des actionnaires !

Manifestement, Laurent Cathala depuis 43 ans maire de Créteil, ne souhaite rien changer et surtout pas mener ce combat contre SUEZ. Il prend soin de ne pas informer les habitants de Créteil sur cet enjeu. Pas un mot dans son programme… Alors que la campagne municipale bat son plein, c’est un vrai déni de démocratie.

De notre côté, nous sommes clairs. Nous mettrons en place une régie publique de l’eau pour faire baisser la facture et reprendre le contrôle de ce bien commun, indispensable à la vie. Nous instaurerons la gratuité des compteurs au domicile principal et des premiers mètres cubes vitaux. Une tarification progressive permettra de dissuader les gaspillages.

Notre liste citoyenne, ‘Créteil, l’avenir en commun’, c’est l’écologie populaire en acte !

ParFranceInsoumise94000

Lettre ouverte de réponse à la Coordination de Vigilance du GHU H.Mondor/A.Chenevier

Lettre ouverte de réponse à la Coordination de Vigilance du GHU H.Mondor/A.Chenevier

Créteil, le 6 mars 2020

Madame, Monsieur,

Nous avons lu avec attention votre interpellation des candidat·e·s aux élections municipales dans le Val-de-Marne. Nous sommes avec vous depuis des années dans les combats pour sauvegarder les services et les spécialités menacées à Créteil. Nous étions aussi présents l’année dernière lors des États généraux de l’Hôpital dans le Sud de l’Île-de-France, d’Est en Ouest qui ont permis d’ouvrir des perspectives d’avenir pour notre service public de santé. Vous pouvez donc compter sur nous pour être à vos côtés dans l’avenir.

A Créteil, nous avons une responsabilité particulière. Les nombreux hôpitaux présents sont un pilier du dynamisme de la ville. Nous nous battrons pour maintenir les différentes spécialités des hôpitaux Henri Mondor, Albert Chenevier et du CHIC. Nous serons aux côtés des personnels hospitaliers et des patients pour défendre leurs conditions de travail et le service public. Le service public de la santé est une des forces de Créteil et le droit à la santé ne doit jamais devenir un luxe.

Nous souhaitons en particulier favoriser l’installation de nouveaux médecins en ouvrant un centre municipal de santé, public et pluridisciplinaire en collaboration avec les établissements hospitaliers de la ville.

Notre combat pour l’hôpital public est clair et sans ambiguïté. Cela nous semble nécessaire pour consolider avec vous le rapport de force contre les politiques néo-libérales de casse du service public. Nous accueillons d’ailleurs sur notre liste plusieurs infirmier·e·s, exerçant dans les hôpitaux Mondor et Chenevier, et une cadre de santé qui connaissant très bien la réalité des conditions de travail et des besoins de notre territoire en matière de santé.

Il n’en est manifestement pas de même sur la liste de Monsieur Cathala qui accueille en son sein Monsieur Pelissolo, chef de service de psychiatrie au CHU Henri Mondor. Il est même le porte-parole de la liste ! Pourtant, Monsieur Pelissolo participe activement à la privatisation de l’hôpital que vous dénoncez.

En effet, à son arrivée à Créteil, il sait que la psychiatrie est un lourd service qui regroupe 3 secteurs constitués par les villes de Maisons-Alfort, Bonneuil et Créteil (un secteur est censé regroupé 70 000 patients). Le budget était de moitié inférieur à celui d’un secteur normal psychiatrique, ce qui était déjà scandaleux. A l’été 2019, comme chaque année, une unité d’une vingtaine de lits a été fermée pour permettre les congés du personnel. A la rentrée, celui-ci apprend qu’elle ne rouvrira pas soi-disant faute de médecins psychiatres. Au lieu d’une nécessaire sixième unité il en supprime donc une ! Cette décision entraîne la surpopulation dans les chambres, une surcharge de travail pour les soignants et une recrudescence d’actes de violences des patients stressés. Il réfléchit alors à une solution via un partenariat. « Grand défenseur » de l’hôpital public et il a l’idée géniale de trouver une clinique privée ou toute une unité doit être déplacée.Pour lui donc partenariat = privatisation. Les macronistes apprécieront son geste de privatiser 20% de son service. Il jouera paraît-il un grand rôle si la liste de Monsieur Cathala obtient la majorité …

Le gouvernement et Emmanuel Macron, dans le même esprit, sont restés sourds à des mois de mobilisation des personnels soignants. Il faudra mettre fin à cet aveuglement inhumain. Pour nous, la santé des français mérite mieux qu’être une ligne comptable sur un document de technocrates.

Les élections sont l’heure des choix. Notre choix est d’être aux côtés du personnel hospitalier qui se bat pour de meilleures conditions de travail et la préservation d’un service public de la santé. Il est grand temps de porter une véritable alternative sociale, écologique et démocratique dans le pays et à Créteil.

Bien à vous,

Thomas DESSALLES, tête de liste de la liste citoyenne ‘Créteil, l’avenir en commun’ soutenue par la France Insoumise

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Pour l’avenir de Créteil, notre programme éco-socialiste

Pour l’avenir de Créteil, notre programme éco-socialiste – Créteil, le 6 mars 2020

Les élections municipales semblent parfois un peu éloignées des grands enjeux qui traversent actuellement notre société et qui sont le fruit des impasses du capitalisme : dérèglements climatiques, réforme des retraites, menaces de guerre, crise financière, démantèlement des services publics …

Pourtant, ces élections de l’année 2020 sont à un moment charnière de la vie démocratique de notre pays. A Créteil tout particulièrement, la liste citoyenne ‘Créteil, l’avenir en commun’ pourrait faire basculer de vieux équilibres et montrer la voie d’un nouveau projet politique.

En effet, nous pensons qu’il est possible de renouveler la politique et de s’appuyer sur les avancées locales pour participer à l’émancipation de toutes et tous. Des solidarités peuvent se construire à l’échelle d’un quartier ou dans la reprise en main des réseaux qui structurent notre vie : énergies, transport, communication, alimentation … Il faut s’appuyer sur ces dynamiques sociales pour engager la transformation de nos modes de vie au quotidien.

En ce sens, le productivisme, intrinsèquement liée au consumérisme qu’incarne le mégacentre commercial de Créteil Soleil, doit être définitivement remisé aux oubliettes de l’histoire. En participant au grand déménagement du monde il est incompatible avec la survie de la planète et produit ici et là-bas des régressions sociales permanentes. A notre niveau et pour agir dès maintenant, il faut appuyer les revendications de droits collectifs pour les salarié·e·s du centre commercial : local syndical, restauration collective, rétablissement du repos dominical … A moyen terme, il faut réfléchir à la requalification de ces milliers de mètres carrés dédiés à la consommation et se réapproprier cet espace public au cœur de la ville.

La gestion des déchets est le revers de la médaille de ce modèle de société productiviste. Il faut stopper le projet anachronique du troisième four de l’incinérateur qui conduirait à brûler 120 000 tonnes de déchets supplémentaires sur la ville de Créteil. Le Val-de-Marne assume déjà 25 % de l’incinération des déchets de la région alors qu’il ne représente que 12 % de la population, cherchez l’erreur … ces inégalités environnementales ne sont plus supportables, ni justifiables. L’association Affamons l’incinérateur de Créteil (ALIC) mène ce combat en lien avec le Collectif 3R mobilisé contre l’incinérateur d’Ivry. Nous nous appuyons sur ces luttes écologiques pour proposer un autre modèle de société.

Par ailleurs, un pouvoir communal éco-socialiste mettra un coup d’arrêt à la privatisation des biens communs. En cela, la bataille pour la régie publique de l’eau est centrale dans cette campagne car le contrat entre la ville de Créteil et la multinationale SUEZ arrive à échéance en 2021. Nous devons rejoindre le vaste mouvement de municipalisation de ce bien commun vital. C’est aussi de l’écologie populaire car il est démontré que cette reprise en main conduira à la baisse des factures de tous les habitant·e·s.

En matière urbaine, Créteil n’est pas sortie pour une large part de l’héritage gaullien étatique du tout voiture, le transport étant la première source de gaz à effet de serre. Or, la place de la voiture est également un élément discriminant important car bien des ménages n’ont pas les moyens d’entretenir une voiture alors que celle-ci monopolise une majorité de l’espace public, au détriment des modes de déplacements plus économiques et plus écologiques. La gratuité des transports publics est évidemment un objectif à réaffirmer dans le cadre d’un projet éco-socialiste.

De manière plus générale, en se retournant sur l’histoire urbaine de Créteil, on peut distinguer quatre phases du développement urbain de la ville. Une première phase se situe avant les années 60 avec le noyau urbain du village de Créteil auquel s’adjoint les logements sociaux du Mont-Mesly à la fin des années 50 et les Bleuets en 1962. Ces deux quartiers forment encore aujourd’hui les piliers du patrimoine des logements sociaux de Créteil. En 1965, le Général Billotte, comme il le formule lui-même, veut avec le « Nouveau Créteil » donner son Versailles au Général De Gaulle avec un objectif d’atteindre plus de 100 000 habitants. A partir de 1977, avec l’élection de Laurent Cathala toujours en place, une tentative de municipalisme socialiste est mise en place qui dérive rapidement vers le modèle dominant de la ville néolibérale, où la ville est essentiellement construite par les promoteurs immobiliers.

Le dernier grand projet inutile en date de gratte-ciel « L’arbre de vie » est symptomatique de cette évolution. Elle est encouragée par l’arrivée de la ligne 15 du Grand Paris qui aiguise les appétits des spéculateurs immobiliers. C’est pourquoi il faut mettre en urgence en place l’encadrement des loyers pour préserver l’identité populaire de Créteil.

Aujourd’hui, pour remplacer ces projets urbains usés, un nouveau municipalisme éco-socialiste est possible en s’appuyant sur les luttes urbaines, sociales et écologiques. Entre l’état et le marché, la commune peut ouvrir des perspectives d’émancipation sociale et écologique. Si les cristoliennes et les cristoliens le décident, Créteil pourrait incarner ce modèle de ville écosocialiste.

Ce projet va de pair avec une refonte totale de la démocratie locale. David Harvey, géographe britannique souligne dans un ouvrage de 2010 intitulé Géographie et capital : « Il est impératif de travailler à la démocratisation du droit à la ville et à la construction d’un large mouvement social pour que les dépossédés puissent reprendre le contrôle de cette ville dont ils sont exclus depuis si longtemps, et pour que puissent s’instituer de nouveaux modes de contrôle des surplus de capital qui façonnent les processus d’urbanisation. Henri Lefebvre avait raison de souligner que la révolution serait urbaine, au sens large du terme, ou ne serait pas. »

Aussi, nous proposons des outils de reprise en main du pouvoir démocratique nécessaire pour accompagner cette révolution citoyenne : révocation des mandats, référendum d’initiative citoyenne, budgets participatifs, appui technique et droit à l’expertise indépendante, création d’ateliers urbains …

L’enjeu est ainsi pour nous de dessiner une alternative démocratique, sociale et écologique, à partir de l’échelle locale, contre le régime néolibéral autoritaire de Macron et les perspectives brunes du Rassemblement National. Sans céder au catastrophisme, l’éco-socialisme est une voie de sortie par le haut de la crise démocratique, sociale et écologique.

Thomas Dessalles, tête de liste de la liste citoyenne « Créteil, l’avenir en commun » soutenue par la France Insoumise

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Des grandes inquiétudes à Créteil sur la Cité éducative et l’action d’une association proche de Jean-Michel Blanquer

Créteil a obtenu un label « Cité éducative ». Cela permettra d’obtenir des fonds pour un quartier populaire de la ville pendant 3 ans, c’est une bonne nouvelle. Cependant, prenons garde à la communication gouvernementale : il n’y a aucune garantie que ces moyens supplémentaires soient pérennisés au-delà. Dans le même temps, la carte de l’éducation prioritaire est actuellement en cours de remaniement et bien des écoles de notre ville qui devraient pourtant en bénéficier en sont exclues. C’est un combat mené par les enseignants et les parents d’élèves depuis de nombreuses années. 

De plus, la construction de la nouvelle structure issue de la fusion des écoles Camus et Casalis, organisée par cycle, est réalisée par la mairie de Créteil sans aucune concertation avec les enseignants et les parents d’élèves. Ils ont à plusieurs reprises dénoncé un projet qui va à l’encontre des besoins des élèves. La mairie de Créteil a jusqu’à présent refusé de recevoir les syndicats d’enseignants.

Plus inquiétant encore, l’association Agir pour l’école tente d’imposer ses méthodes aux enseignants des 5 écoles maternelles de la cité éducative de Créteil. La méthode de cette association, proche de Jean-Michel Blanquer, hébergée par l’Institut Montaigne, lobby patronal, et financée par des grandes entreprises privées comme Suez ou Axa, a été quasiment imposée dans les grandes sections. Les enseignants ont immédiatement réagi avec leurs syndicats et ont demandé une audience avec leur hiérarchie : cette méthode ne peut pas être obligatoire !

La liste ‘Créteil, l’avenir en commun’, soutenue par la France insoumise, soutiendra la liberté pédagogique des enseignants et combattra toutes les tentatives d’entrisme des entreprises privées, même via des associations, dans l’éducation nationale. 

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‘Créteil, l’avenir en commun’ adopte 10 mesures du ‘Pacte pour la transition’

Notre liste citoyenne ‘Créteil, l’avenir en commun’ adopte 10 mesures du ‘Pacte pour la transition’ rédigé par des dizaines d’associations pour construire des communes plus écologiques et plus justes. Nous partageons ces objectifs et il est nécessaire que Créteil participe activement au tournant écologique nécessaire. Le tissu associatif de la ville est riche et les habitant·e·s souhaitent la mise en place d’une politique véritablement écologique. Pour répondre à cette attente, nous nous engageons à :

– Se doter d’une politique ambitieuse d’achats publics responsables incluant des dispositions sociales, environnementales et locales

– Mener une politique de sobriété, d’efficacité énergétique et d’alimentation à 100 % en énergie renouvelable et locale des bâtiments, véhicules communaux et éclairage public

– Soutenir les rénovations à haute efficacité énergétique en accompagnant en particulier les ménages en situation de précarité énergétique

– Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun

– Mettre fin au développement de grandes surfaces commerciales sur le territoire

– Contribuer à la fin des projets et infrastructures qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre et font reculer la biodiversité

– Donner la priorité aux mobilités actives (marche, vélo) dans l’espace public

– Proposer une alimentation biologique, moins carnée, locale et équitable dans la restauration collective

– Impulser et financer une démarche collective de prévention, réemploi, valorisation des déchets en régie ou avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire

– Co-construire avec tous les acteurs concernés une politique associative locale volontariste

A Créteil, il est urgent d’agir pour le climat et la planète !

Créteil, le 25 février 2020

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Pour l’égalité des droits aux urgences gynécologiques et obstétriques du CHIC

Les personnels des urgences gynécologiques et obstétriques du CHIC de Créteil sont victimes d’une inégalité scandaleuse. Alors que les urgences générales perçoivent une prime de risque de 100 euros, les personnels de ce service en charge du soin des femmes sont exclus par l’ARS de cette prime. Quelle raison objective peut justifier cette situation ?

Les agentes et agents subissent aussi des conditions de travail difficiles avec le manque de personnel et le travail de nuit pour répondre aux urgences 24 h sur 24. 

Ils étaient mobilisés ce lundi pour obtenir l’égalité des droits. Nous sommes à leur côté dans ce combat qui illustre combien est encore grand le chemin vers l’émancipation des femmes. Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne de la France Insoumise, interpellera le nouveau ministre de la santé pour débloquer cette situation au plus vite.

Créteil, le 19 février 2020

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Le programme de la liste citoyenne « Créteil, l’Avenir en Commun » pour les municipales 2020 : Inventons ensemble notre avenir en commun !

La liste citoyenne « Créteil, l’avenir en commun » soutenue par la France insoumise publie ce jour son programme pour une alternative citoyenne, écologique et sociale. 

Élaboré dans le cadre de plusieurs assemblées citoyennes et suite à un questionnaire diffusé largement auprès des cristoliennes et des cristoliens, il propose une vision nouvelle pour Créteil. Ces élections municipales sont  un tournant de l’histoire de Créteil et le choix des électrices et des électeurs sera déterminant pour l’avenir de la ville.

Le renouvellement démocratique est absolument nécessaire pour défendre l’identité populaire de la ville, développer les services publics protecteurs et engager la transition écologique. Il faut ainsi changer le logiciel des politiques publiques municipales. Avec Thomas Dessalles, tête de liste de « Créteil, l’avenir en commun », qui porte cette ambition, ce changement est à portée de main. 

Créteil, le 17 février 2020

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Nous demandons la mise en place immédiate d’un arrêté anti-pesticide à Créteil !!!

Créteil doit protéger ses habitants des pesticides et des perturbateurs endocriniens : nous demandons la mise en place immédiate d’un arrêté anti-pesticide à Créteil !!!

Depuis le mois de mai 2019, des dizaines de maires, y compris en milieu urbain, ont pris sur leur territoire des arrêtés anti-pesticides, pour protéger la santé de leurs habitants face au ravage de ces produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques.

© Le Parisien

En effet, la loi Labbé de 2014 a interdit les pesticides depuis 2017 pour les collectivités et depuis 2019 pour les particuliers. Cependant les entreprises ou syndics de copropriété peuvent faire appel à des entreprises de jardinage qui utilisent des pesticides qui contaminent toute la population. A Créteil, ces espaces verts sont très nombreux.

Alors, qu’attendons nous à Créteil pour rejoindre ce combat ?

Il faut élargir le mouvement car l’État cherche à faire taire les maires en les attaquant au tribunal. A la suite du département du Val-de-Marne, dix-sept communes du Val-de-Marne ont pris des arrêtés qui, pour treize d’entre eux, ont été suspendus par le tribunal administratif de Melun au mois de novembre 2019. Leurs maires passaient au tribunal administratif mercredi dernier pour défendre leurs arrêtés d’intérêt général et écologique. Nous leur apportons tout notre soutien dans l’attente du jugement définitif.

Plus largement, c’est aussi la problématique des perturbateurs endocriniens qu’il faut prendre en charge de manière urgente. Ils sont présents partout : dans les pesticides, dans les plastiques, dans les cosmétiques… Ils provoquent de multiples maladies chroniques (cancers, diabète, obésité …). Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables.

Notre mode de consommation atteint ainsi fortement notre santé. En France, le nombre de cas de cancer est passé de 170 000 à 355 000 entre 1980 et 2012.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rappelé en septembre 2017 dans son rapport et avis sur la Stratégie nationale de santé, que le coût en Europe des conséquences des pesticides perturbateurs endocriniens était estimé à 120 milliards €/an.

Des collectivités s’engagent contre ce fléau en signant la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » pour aboutir à l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Des mesures simples peuvent être prises, par exemple : lancer une réflexion avec les agents communaux concernés afin de pouvoir  supprimer le plastique dans les cantines des écoles, engager les agents des administrations pour supprimer les petites bouteilles d’eau et les remplacer par des carafes et des verres.

Pourquoi pas nous ? Sans attendre les échéances électorales, nous demandons la mise en place immédiate d’un arrêté anti-pesticide à Créteil.

© France Bleu

Créteil doit résolument s’engager dans la transition écologique pour sauvegarder la santé de ses habitants. La liste citoyenne « Créteil, l’avenir en commun » soutenue par la France Insoumise porte ce combat pour les élections municipales de 2020.

Créteil, le 9 février 2020


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