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Un nouveau pas de Laurent CATHALA vers la macronie

Après avoir fait élire en 2017, contre le candidat de gauche, le député macroniste invisible Jean François M’Baye, Laurent Cathala, maire socialiste de Créteil, participe ce jeudi à un meeting organisé à Créteil pour soutenir Macron avec l’ancien socialiste Richard Ferrand, les ministres du logement et du travail, Emmanuelle Wargon et Elisabeth Borne, et les deux députés LREM de la circonscription, Jean François M’Baye et Frédéric Descrozaille. Ce dernier, ultra réactionnaire, est d’ailleurs le seul député du Val-de-Marne à avoir voté contre la loi de simplification d’accès au droit à l’IVG. Les voilà en bonne compagnie !

L’affiche de l’évènement annonce le soutien plein et entier à Macron et ne comporte aucun appel à barrer la route à l’extrême droite. Ce n’est pas dans le cadre d’un front républicain classique que le maire de Créteil participe à cette opération.

C’est donc bien un soutien à la politique antisociale, anti-écologique et liberticide de Macron que souhaite afficher Laurent Cathala. Pour nous, ce n’est pas une surprise. Lors des municipales de 2020, nous dénoncions les nombreux renoncements idéologiques du maire sortant.

Nous citions pêle-mêle : le soutien à la suppression du repos dominical des salariés de Créteil Soleil, l’abandon de l’intérêt général au profit de SUEZ pour la gestion de l’eau et des déchets, l’inaction face aux fermetures de classes, l’indifférence à défendre nos retraites ou encore le refus de mettre en place l’encadrement des loyers pour protéger les locataires de Créteil contre la spéculation immobilière…

Nous n’oublions pas également qu’en début d’année dernière, Laurent Cathala, maire et à ce titre président du conseil hospitalier de territoire GHU HENRI-MONDOR, a signé un communiqué avec notamment Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP, actant la délocalisation de la transplantation cardiaque de l’hôpital Henri-Mondor au sein de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Pas un mot non plus sur les suppressions de lits de psychiatrie à Chennevier avec l’aide de son maire adjoint, Antoine Pelissolo.

Aujourd’hui, c’est le refus de mettre en place un centre de santé municipal pour couvrir les besoins de la population en matière de soins. Laurent Cathala a ainsi tourné le dos depuis longtemps aux intérêts des habitants de Créteil mais jusqu’à présent, ces renoncements n’étaient pas totalement assumés. Compte tenu de sa politique à Créteil, il est finalement plus honnête d’afficher aujourd’hui ouvertement son soutien à Macron ; l’effondrement du PS et les difficultés du PC dans le département précipitant ce basculement à visage découvert !

Sans doute aussi, le maire de Créteil acte que l’Union Populaire est la première force à Créteil avec 40,45 % des suffrages exprimés (résultats par bureau ci-dessous) et la plus forte progression des voix pour Jean-Luc Mélenchon du Val-de-Marne. Il lui faut d’urgence la roue de secours Macron. Laurent Cathala pourrait ainsi, sans attendre le second tour comme en 2017, soutenir dès le premier tour les députés LREM sur les deux circonscriptions de Créteil. Osera-t-il aller jusque-là et participer activement à la décomposition du PS pour sauver son fief au mépris de ses électeurs ?

De notre côté, nous avons appelé à éliminer les fascistes au premier tour pour mieux battre Macron au second. Au deuxième tour, notre mot d’ordre est simple : pas une seule voix ne doit aller à l’héritière de la bête immonde. Dans ce contexte, afin de tirer toutes les conséquences de notre résultat historique sur Créteil, nous appelons tous nos soutiens à nous rejoindre ce samedi16 avril, à 14 h, à la Maison des associations de Créteil pour fêter notre résultat et continuer à construire l’Union Populaire.

Créteil, le 14 avril 2022

Thomas DESSALLES